Bonjour tout le monde !

Welcome to WordPress.com. This is your first post. Edit or delete it and start blogging!

Publié dans Non classé | 1 Commentaire

Prémonition

Ce roman m’a interpellé ! ! ! ! ! !

 

    30 SECONDES SUR NEW-YORK de Robert Buchard, éditions Albin Michel, 1969.

       Etonnant car écrit il y a longtemps, ce récit nous conte comment des chinois vont utiliser un avion de ligne, un Boeing 747 d’une compagnie française pour transporter une bombe atomique et la lancer sur New-York. Nous suivons les tribulations d’un simple agent au service du communisme jusqu’aux motivations les moins nobles de certains gouvernants. Nous rentrons dans les arcanes du pouvoir chinois, un peu trop longuement parfois, les luttes de pouvoir et surtout l’utilisation de l’homme sans aucune humanité pour accomplir les actes les plus abjects. Les acteurs comme les victimes finiront-ils dans une gigantesque explosion ?

 

          « Je ne crois pas que tu aies raison. Ce qu’il faut, c’est d’abord mettre le pays à feu et à sang. Il faut provoquer la colère des paysans. N’importe quelle colère, n’importe quelle haine, pourvu qu’elles les sortent de leur résignation. Actuellement, ils ne sont pas heureux, c’est sûr, mais ils jugent leur existence supportable. Tout juste supportable mais supportable. Mais tous pensent : « ça pourrait être encore pire. » C’est difficile à imaginer une existence plus miséreuse que celle du paysan chinois, pourtant eux l’estiment vivable parce que ils ont toujours été ce qu’ils sont : des sortes d’esclaves. ils n’ont jamais su ce que c’était que la liberté, alors, ils ne peuvent même pas l’imaginer. Par contre, ils savent, parce que  la plupart l’ont connu, le « pire ». Ils n’ont même pas besoin de l’imaginer ; tous les jours ils le touchent du doigt parce qu’ils sont sans cesse au bord d’un gouffre encore plus profond que celui dans lequel ils vivent. Tous savent les années de disette, les inondations, la sécheresse, les impôts supplémentaires; les répressions policières. De cela ils ont peur. Ils sont prêts à tout pour ne plus connaître cela. Voilà pourquoi, si l’on veut qu’ils se révoltent, qu’ils sortent de leur léthargie, de leur avilissement, de leur acceptation, il faut leur faire franchir le dernier stade de la misère et de l’injustice. »

 
Publié dans lectures | 1 Commentaire

ORNI

    OBJET REFRIGERE NON IDENTIFIE

Je suis assis tranquille chez moi quand le téléphone sonne :

« Allo ! C’est pour mon chat, il a eu un gros stress et il est blessé »

J’essaie de me renseigner un peu plus mais la personne me dit :

« Je vous expliquerai quand vous viendrez »

J’arrive devant deux immeubles avec quatre entrées ; je téléphone encore pour connaitre l’immeuble et l’entrée. Je monte au cinquième, je sonne.

Une femme un peu ronde vient m’ouvrir, derrière son fils, tête baissée me regarde entrer sans un mot puis se dirige illico vers sa télévision et s’installe devant dans une banquette. C’est un intérieur modeste mais mal tenu, une boite de Canigou à moitié entamée par terre, une table dont on ne peut découvrir le plateau tellement il est recouvert de papiers, de lettres et de magasines. Je pose mes valises et commence à regarder autour de moi pour trouver des indices.

« Qu’arrive-t-il madame ? », lui demandai-je.

« Mon chat est blessé ! »

La description s’arrête là ! Alors j’aperçois dans la cuisine de grosses taches de sang.

« C’est le sang du chat », osai-je.

« Oui »

Mais au même moment, je vois que la brave dame à un pansement à la main ; au bout de trois questions elle avoue: « Non, c’est mon sang, le chat m’a mordu. » Puis elle ajoute en se dirigeant à l’intérieur de la cuisine.

« Je vous emmène son organe vital. »

Elle revient alors avec au creux des mains un morceau de papier argenté qu’elle porte comme le prêtre l’Ostie sacrée. Le papier fait cinq centimètres carré et sort tout droit du réfrigérateur. Je le prends, je le déplie et je vois alors trois morceaux oblongs, comme trois petits cigares de couleur marron. La différence avec ceux-ci, c’est la petite touffe de poils à l’extrémité de chacun ; ça ressemble un peu à la queue de petits chiots de quelques jours qui viennent d’être amputées.

« Mais ce ne sont que des crottes, madame ! »

Le chat s’était enfui, j’en profite pour dégager la table pendant qu’elle va le chercher. La personne ne parvient pas à me dire où il était blessé. Je l’examine, rien à part une tache de sang sur le poitrail. Je montre la plaie à la dame.

« C’est là qu’il s’est blessé, madame? »

" Oui " , me répond-elle.

" Mais c’est votre sang, madame que vous avez déposé en le tenant ! »

Je repose le chat qui court la queue en l’air très content de sa bonne blague.

« Ca vaut toutes les émissions de télé-réalité du monde », miaule-t-il en retournant se coucher.

Publié dans Non classé | 4 Commentaires

écriture

 
ORTHO vient du grec et veut dire droit, correct                         GRAPHEIN signifie écrire
 
Savez-vous quand l’écriture a été inventée ?                                                             Elle date de 6000 ans (IV° millénaire avant Jean-Claude)
                                                    Ce sont sans doute les Sumériens, peu avant les égyptiens, mayas et chinois.
Imaginez la date du premier texte en français !                                                         842 de l’ère chrétine (après JC)
 
au XI et XII°, ceux qui écrivaient le faisaient pour eux-mêmes des textes qui leur servaient de pense-bête (troubadours en conteurs).
 
De quand date le premier dictionnaire ?                                                                  1549, dictionnaire francoislatin de monsieur Robert Etienne.
Mais la fixation de l’orthographe date d’un peu plus tard
                                                                                    premier dictionnaire de l’académie française en 1694.
On considère donc que l’orthographe date du XVIII° siècle….. Elle n’aura pas tenu longtemps car au XXI°, elle a presque disparu !!!!
 
Pourquoi l’orthographe ? A quoi croyez-vous qu’elle serve ?      A écrire me direz-vous !         Loupé ! Bien sûr que non !
                    ELLE SERT A COMPRENDRE CE QU’ON LIT……………………………………..
L’orthographe a plusieurs intérets :
          – Ethymologique ; le français vient du latin et on doit le savoir,             ainsi de mot pieD qui vient de pedem et qui donne pédestre.
          – Grammaticale ; on accorde les sujets avec les verbes, les adjectifs etc… Cela permet de les relier.
          – Idéographique                                            ça en bouche plus d’un coin…. les bouches se tordent.
                      Idéogramme, ça vous dit quelque chose.
                 en fait quand on lit, j’y reviens, on reconnait les mots à leur graphie (la façon dont on les écrit)
 
                              Si on écrivait phonétiquement… En plus la phonétique varie suivant les régions de France ou d’ailleurs où on parle français
                                         Par exemple dans le Chnord, les é et les è se prononcent é !
 
voici une phrase : Lé lé donne leur lé dans lé lé asséché au marcassin si lé*.
                      COMMENT RECONNAITRE TOUS CES HOMONYMES ?
 
   LA CONCLUSION : FAISONS UN PEU PLUS ATTENTION A CETTE FOUTUE ORTHOGRAPHE AFIN QUE CEUX QUI NOUS LISENT COMPRENNENT NOTRE PENSEE.
 
Quand on lit un texte plein de fautes, il faut faire un effort pour déchiffrer, ce qui est néfaste pour la bonne compréhension.
Essayez-vous à la traduction de la phrase dans vos post !
 
 
Publié dans humeur | 2 Commentaires

Oh !

J’ai entendu aujourd’hui une phrase merveilleuse par une brave dame qui ne se rend pas compte de… enfin à vous de juger :
"Je ne suis pas raciste car je refuse d’être raciste, mais ces pauvres hommes, je les plains tant d’avoir la peau noire."
 
Sinon, vous ça va ?
FMR
Publié dans humeur | 6 Commentaires

piapia

LES SILENCES ET LES MOTS de Jean Piat aux éditions Flammarion 1998

Un vieux comédien, (l’auteur ? ) retrouve un ancien ami de trente ans qui vient lui parler de sa fille avec qui il ne communique plus. Et oh étrange celle-ci l’appelle, alors qu’elle ne connaît ni leur connivence ni leur ancienne amitié, pour s’entretenir avec lui au sujet de son compagnon de scène qui était son mari, ce que le comédien ignore et qu’elle ne veut pas lui dire. S’ensuit une sorte de huis-clos bavard où chacun se cache et se dévoile quand bon lui semble sur fond de confidences d’acteur. on ne sait pas s’il l’aime comme sa fille ou s’il veut se la faire. Il faut vraiment croire en son rôle de curé !

" Commencée sur ce ton détaché, la digression sur l’envie de fumer a une raison précise : la liberté. Celle de s’affranchir de toute contrainte, de tout lien, de tout enfermement. Et l’émotion qu’elle ressent encore pour un Lélian qu’il est décidé à descendre en flammes pour répondre, plus ou moins vertueusement, au vœu de Jacques Bertrand est, à ses yeux, un enfermement redoutable.

  • je me considérais comme un homme libre. Mais j’étais ligoté, asservi par la cigarette ! Un jour, j’ai vu la fumée m’envahir. je l’ai sentie s’insinuer insidieusement dans mes poumons, dans mes veines, dans mon sang. Je me la représentais visitant les replis secrets de ma cervelle, pénétrant mes idées. Elle s’y installait sournoise et définitive. Elle amollissait mes muscles, mes bras et mes jambes. Elle abêtissait mon regard. Elle jaunissait mes dents, délabrait mes gencives, empuantissait mon haleine, corrompait ma salive. "

Tout cela est un prétexte au bavardage, un peu ennuyeux et prétentieux. Les mots s’envolent et les écrits restent ; ici, même les écrits s’envolent !

Publié dans lectures | 3 Commentaires

amies

LES INSEPARABLES de Marie Nimier aux éditions Gallimard, 2008

Histoire que je recommande, sur l’amitié impossible entre deux fillettes tout au long du chemin qui mène à l’état d’adulte : nées au début des années soixante, elles vivent toutes les deux dans Paris, près de l’Arc de Triomphe. Léa est beaucoup plus délurée que son amie et toutes deux se complètent. Leur vie, leurs amis, leurs différences vont-elles finalement les séparer ? Ce livre est assez étonnant, même la façon de raconter, ce dialogue constant entre l’écrivain et la petite fille qu’elle était, ce dédoublement nous interpellent. Des mondes que l’on ne connaît pas forcément !

" Marc pouvait se sentir en affinité avec une gomme ou un siège en plastique. Il s’en amusait lui-même, et se moquait des babas qui se prenaient pour Dieu dès qu’ils fumaient un pétard. Marc ne croyait pas en cette fantaisie qui courrait autour d’eux, cette puissance divine qui serait en chacun de nous et se révélerait pour peu qu’on la sollicite. A l’intérieur de l’homme, écrivait Marc, il y avait de la merde et des glaires, des humeurs et du sang. A l’intérieur c’était sale et trop occupé à faire marcher la machine pour tenir chapelle.

Léa était la première a déclencher en lui une émotion si forte et si constante. Toujours, il voudrait être à ses cotés. Toujours, la regarder, faire l’amour avec elle, l’accompagner. Elle réveillait un sentiment dont il n’était pas très fier, mais qui le remplissait de joie : Léa était à lui. "

Publié dans lectures | Laisser un commentaire